Stéphane Neiva de Oliveira

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Peintures

Stéphane Neiva de Oliveira - Accès à la galerie

D'origine tout à la fois organique et manufacturée, issus du recyclage ou de la cueillette, les composants agglomérés s'épousent ici en strates nervurées que la peinture inonde en coulées successives.
Non-nobles et bruts, les matériaux ainsi appliqués colonisent uniformément la toile,  dont la texture s'épaissit jusqu'à devenir rugueuse.
Disséminés aléatoirement ou répartis selon une logique déterminée, fibres textiles, végétaux résiduels et débris divers, tissent la trame d'une géologie miniature; topographie imaginaire d'un ailleurs proche et lointain. Et peu à peu, au détour des croûtes et stratifications étagées, se dessinent des paysages lunaires et crevassés,    où se faufile le regard. Ailleurs, la couleur trace des ravines sur la surface qui, retournée et labourée, se voit constellée de signes au vocabulaire indéchiffrable.       De toute part attaquée, la matière se prête docilement aux jeu répété des avatars : alternativement frottée, grattée et pétrie, elle s'offre à l'étreinte invasive de liquides corrosifs faisant resurgir les vestiges de ses composants intrinsèques : ici, un lambeau de feuille, là, un fragment d'écorce, à peine reconnaissables sous les tentatives d'enfouissement.
Au fil de ces tâtonnements inlassablement réitérés, se précisent confusément gammes et lignes chromatiques, qu'un copieux saupoudrage en pigments achève de fixer. Oscillant entre sables, ocres et rouilles, les couleurs dites "mortes" prédominent distinctement, ramenant implicitement à la terre. Par endroits, surnagent quelques alluvions bleutés venus rehausser la palette, par trop monochrome.
D'un tableau à un autre, le modus operandi ne varie guère en ce sens que le recours à la médiation du pinceau est pour ainsi dire systématiquement banni : l'immersion dans la matière s'opère abruptement au contact des doigts fourrageurs, sans qu'aucun ustensile n'en suspende jamais le toucher.
Orchestrant chaque étape, les doigts maculés réactivent une gestuelle quasi archaïque, échos de l'enfance, dont les barbouillages frustes et irréfléchis avaient quelque chose de voluptueux.
Compte-tenu des dimensions volontairement modestes des toiles, le dialogue avec le spectateur s'instaure plus commodément de près, la captation des textures en dépendant.


 


 





 

 
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