|
 Le portrait, multiplicité des visages de soi. Dans toutes les rencontres que l’on fait, on croise un peu de soi, de ce que l’on voudrait être.
Les visages que je peins dévoilent une quête inquiète d’identité, de complétude, une agitation de l’être et son incapacité à se fixer dans une figure. Tantôt féminins, tantôt masculins, androgynes parfois, ces visages n’appartiennent à personne, ils ne font que figurer des états d’âme enfouis, des désordres intérieurs, des émotions primitives.
La technique que j’utilise est mixte, composée de sable, de papier marouflé, d’éléments végétaux et de peinture acrylique. En plus du pinceau, j’utilise la truelle, outil du maçon, pour appliquer la peinture et tenter de construire un être en chantier.
Le portrait, désir d’une rencontre avec l’autre.
Le visage, cadré le plus étroitement possible, est comme pris dans la toile. Je cherche à emprisonner une émotion en fuite, celle dont nous nous cachons, celle que nous ne pouvons contrôler, celle qui révèle la part obscure qui est en chacun de nous. Il y a de l’impudeur dans ma peinture, un désir de provoquer. Les formats, plutôt grands, s’imposent. Si je dérange, c’est que j’ai rencontré celui qui regarde, que j’ai touché un point sensible, non pour le déstabiliser mais pour l’interroger, lui communiquer une émotion dans laquelle il se reconnaît.
Valentine Victor-Pujebet est née le 5 mars 1976 à Lyon. Diplômée de l’école des Beaux-Arts de Saint-Etienne, Valentine s’est installée en free-lance comme graphiste et illustratrice avant de s’orienter vers l’animation socioculturelle. Aujourd’hui, elle dirige un Centre de Loisirs Associé à l'Ecole (31).
Expositions : 2005 - Centre Porsche, Reims 2008 - MJC Roguet, Toulouse 2009 - Clinique Saint-Aubin, Toulouse 2009 - La goutte d'eau (coiffeurs créateurs), Toulouse 2009 : Reims
Les peintres qui l’inspire : Gerhard Richter, Lucian Freud, Zao Wou-Ki, Franta, Yan Pei-Ming, Peter Doig…
|